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La psychologie en appui aux planificateurs financiers 1er mars 2018 | LeConseiller

FinalytixRecherche La psychologie en appui aux planificateurs financiers 1er mars 2018 | LeConseiller

La psychologie en appui aux planificateurs financiers 1er mars 2018 | LeConseiller

La psychologie en appui aux planificateurs financiers

1er mars 2018 | La rédaction

En présentant les différentes manières dont certains biais inconscients et autres failles cognitives influencent les décisions économiques, les travaux de ce psychologue pourraient être utiles aux planificateurs financiers.

C’est ce qu’indique Steven Merrell, conseiller à Monterey Private Wealth, dans The Monterey Herald. 

En 2002, Daniel Kahneman a remporté le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques institué en mémoire d’Alfred Nobel (que l’on appelle souvent erronément « Prix Nobel d’économie », bien qu’il ne fasse pas partie des prix institués par Alfred Nobel).

La nomination pouvait étonner puisque Daniel Kahneman n’était pas économiste, mais psychologue. Pourtant, sa contribution à l’économie a été très importante. Il a démontré comment nos failles cognitives nuisaient trop souvent à nos décisions économiques, que l’on voudrait pourtant rationnelles.

DES BIAIS INCONSCIENTS

Le psychologue soutenait que la plupart de nos biais sont inconscients, mais que leurs conséquences, elles, sont très concrètes. Il donnait l’exemple du « problème de Linda ». Dans cette expérience, les participants se font raconter l’histoire de Linda, une femme de 31 ans, célibataire, extravertie et très brillante. Elle détient un diplôme de philosophie. En tant qu’étudiante, elle était très engagée envers les causes comme la discrimination, la justice sociale et la lutte contre le nucléaire.

En tenant compte de tout cela, le psychologue se demande ce qu’il a de plus probable entre ces propositions :

2. Linda est caissière dans une banque et est une activiste dans le mouvement féministe.

Que répondriez-vous? Pas moins de 85 % des étudiants de l’École de commerce de Stanford ont répondu 2. Or, c’est la mauvaise réponse. Simple question de probabilité. Il y a plus de femmes caissières de banque que de femmes qui sont à la fois caissières et actives dans le mouvement féministe. Les probabilités de viser juste avec la réponse 1 sont donc plus élevées. Sauf que nous induisons une partie de la réponse sur une base qui n’a rien de mathématique.

DEUX CERVEAUX DANS UN

Autrement dit, nos biais cognitifs faussent le travail de notre cerveau analytique. Il ne s’agit pas d’un cas où l’émotion fausse le jugement, comme dans les théories de la finance comportementale. C’est plutôt l’équivalent d’un virus intermittent dans un code. Ce virus serait le résultat de deux manières de réfléchir qui cohabitent dans notre cerveau. Daniel Kahneman les nomme simplement système 1 et système 2.

Système 1 est rapide, intuitif et souvent inconscient. C’est ce qui explique que l’on peut conduire une voiture du point A au point B en se rappelant peu de choses du trajet. Ce système prend des schémas de pensée déjà existants et les applique à de nouvelles informations, plutôt que de laisser la nouvelle information former de nouveaux schémas.

LE BON SYSTÈME AU BON MOMENT

Lorsque les conséquences néfastes d’une erreur sont minimes, le système 1 convient parfaitement. Par contre, dans certains cas, comme pour les investisseurs à long terme, le système 1 peut carrément devenir nuisible. Lorsque le marché est sous pression, il faut se demander consciemment s’il faut laisser les soubresauts à court terme miner la confiance dans la stratégie à long terme. Pour l’investissement à long terme, c’est le système 2 qui est profitable, avance Steven Merrell.

Voilà un sujet de discussion amusant à aborder avec vos clients lors d’une prochaine discussion.

Après tout, leur système 2, c’est souvent le conseiller!

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