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Vendez tout!

4 août 2016 | La rédaction/Conseiller,ca

Les profits des sociétés stagnent et l’économie tourne à plat, tandis que les rendements boursiers s’enflamment : c’est le moment de prendre ses profits, soutiennent les portefeuillistes.

C’est d’abord Jeffrey Gundlach, le patron de DoubleLine Capital et gestionnaire d’un fonds de plus de 100 G$, qui a ouvert le bal lundi : « Vendez tout, il n’y a rien de bon à tirer » du marché boursier ces jours-ci, a-t-il déclaré lundi à l’agence Reuters.

Les récentes données économiques moroses, conjuguées aux rendements records du S&P 500 — qui a atteint un sommet inégalé de 2177 points vendredi dernier — font dire au gestionnaire de portefeuille que « tout indique une chute boursière, que les investisseurs semblent ignorer ». Ils achètent tout ce qui bouge, dopant les prix au mépris du bon sens, analyse Jeffrey Gundlach.

En clair, les actions sont surévaluées et subiront bientôt une correction, poursuit le gestionnaire multimilliardaire.

PRIVILÉGIER LES ACTIFS TANGIBLES

Puis, c’est un autre gestionnaire vedette américain, Bill Gross, qui tenait des propos similaires dans une note aux clients publiée mercredi. Bill Gross est l’ex-gestionnaire du plus gros fonds commun au monde, le Old Mutual Total Return USD Bond, qu’il a géré pendant des décennies.

Les actions surperforment, tandis que les obligations coulent, rendant ces deux catégories d’actifs particulièrement risquées, soutient Gross, qui gère les quelque 1 500 millions de dollars du fonds Janus Global Unconstrained Bond.

À l’heure actuelle, « je n’aime pas les actions, je n’aime pas les obligations, et je n’aime pas le placement privé non plus », disant préférer les actifs tangibles comme l’or, l’immobilier et les équipements industriels. « Il y a beaucoup d’occasions d’achats de ces catégories d’actifs, qu’on trouve souvent au rabais », a écrit Bill Gross dans sa note aux clients.

Gundlach et Gross disent d’ailleurs avoir fait le plein de lingots dernièrement. Le métal précieux est sur beaucoup de lèvres ces jours-ci, alors que l’once atteignait 1349 $US la semaine dernière. Jeffrey Gundlach le voit à 2000 $ l’once sous peu.

Les deux gestionnaires font échos aux commentaires déjà émis par d’autres sociétés d’investissement, telles TCW Group et Oaktree Capital.

Les deux gestionnaires sont tout aussi méfiants envers les produits de revenu fixe. « La dette souveraine, dont les rendements sont historiquement bas, les rend trop risqués », explique Bill Gross.

Quant aux bons du Trésor américains, Jeffrey Gundlach considère que « leur rendement par rapport à leur risque est horrrible ».

DES OCCASIONS D’ACHAT?

Si les cours boursiers tombent en chute libre dans un avenir proche, ce serait alors un bon signal pour faire des achats, soutiennent pour leur part les stratèges de Goldman Sachs, qui prévoient une chute très prochaine des cours.

Dans l’immédiat cependant, Goldman Sachs suggérait à ses clients, plus tôt cette semaine, de réduire leur exposition aux actions. Pour appuyer ses recommandations, le gestionnaire signalait deux données probantes : le ratio cours/bénéfices du S&P 500 est actuellement à 18,3, et celui du S&P composite se situe à 22,9, rendant les titres chers par rapport à leur valeur réelle.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, le candidat républicain à la présidence, Donald Trump, enjoignait mardi le public à se tenir à l’écart du marché des actions…

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