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Six stratégies en périodes de volatilité des marchés

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Six stratégies en périodes de volatilité des marchés

Par: Fidelity Investments

Points à retenir

  • L’incertitude est une constante et des replis surviennent fréquemment. Toutefois, un recul est généralement suivi d’une reprise.
  • Restez discipliné : essayer de prédire le marché s’est révélé difficile et pourrait s’avérer coûteux.
  • Planifiez en fonction de diverses conditions de marché : une approche de placement qui tient compte de vos objectifs et de votre situation peut vous aider à composer avec les épisodes de volatilité.
  • Faites-vous aider : Avec l’aide de votre conseiller, réfléchissez à une stratégie adaptée à votre tolérance au risque.

Les causes de la volatilité des marchés sont nombreuses et variées : incertitude entourant les politiques gouvernementales américaines, résultats d’entreprises, troubles géopolitiques… la liste est pratiquement infinie. Les fluctuations des marchés peuvent ébranler même les investisseurs expérimentés. Pourtant, la volatilité est chose normale en placement.

« Devant les fluctuations spectaculaires du marché, il arrive que l’on remette en question sa stratégie et que l’on s’inquiète pour son argent, explique Ann Dowd, CFP, vice-présidente chez Fidelity Investments. On peut être tenté de réduire ou d’éliminer les placements en actions pour limiter les pertes et apaiser ses craintes, mais cela peut être contre-productif à long terme. »

Au lieu de vous tracasser au sujet de la volatilité, tâchez de vous y préparer. Un plan d’investissement bien pensé, adapté à vos objectifs et à votre situation financière, peut vous préparer aux fluctuations normales du marché et vous permettre de saisir les occasions qui se présentent.

« La volatilité des marchés devrait servir de rappel qu’il est important de faire régulièrement le point sur vos placements et de miser sur une stratégie de placement incluant différentes catégories d’actifs (grandes et petites capitalisations américaines, actions internationales, obligations de qualité) pour que le risque global de votre portefeuille corresponde à votre personnalité et à vos objectifs », affirme Mme Dowd.

Voici comment procéder.

1. Gardez la tête froide. Les corrections sont normales et généralement de courte durée

Un repli du marché peut être préoccupant, mais les données historiques montrent que les actions se redressent après un repli et qu’elles peuvent procurer aux investisseurs des rendements positifs à long terme. Depuis la mi-2015, cette tendance a été observée : les actions américaines ont inscrit de fortes baisses au troisième trimestre de 2015, lorsque la Chine a dévalué sa monnaie; au premier trimestre de 2016, lorsque le prix du pétrole a chuté; au deuxième trimestre de 2016, après le référendum sur le Brexit; juste avant l’élection présidentielle de 2016 aux États-Unis; et en 2018, l’incertitude à l’égard des relations commerciales a inquiété les investisseurs. Pourtant, au cours de cette période de trois ans, le marché a inscrit un gain cumulatif de 30 %.

Chart 1 : Indice S&P 500 vs. Indice de volatilité du CBOE
La volatilité est chose normale en placement.

2. Soyez à l’aise avec vos placements

Si les replis du marché vous rendent nerveux, vos placements ne vous conviennent peut-être pas. Il est essentiel de définir votre horizon de placement, vos objectifs et votre tolérance au risque pour que votre stratégie de placement soit adaptée à votre profil.

Même si votre horizon de placement est suffisamment éloigné pour justifier un portefeuille audacieux, il faut que vous soyez à l’aise avec les fluctuations du marché. Si les variations de vos soldes vous angoissent trop, il serait bon de réexaminer, avec l’aide de votre conseiller, la composition de votre portefeuille pour en trouver une qui vous convient.

Attention toutefois de ne pas être trop frileux, surtout si votre horizon de placement est éloigné, car les stratégies plus prudentes risquent de ne pas vous offrir le potentiel de croissance nécessaire à la réalisation de vos objectifs. De plus, fixez-vous des attentes réalistes. Ainsi, il sera peut-être plus facile de respecter votre stratégie de placement à long terme. Choisissez une proportion de placements en actions avec laquelle vous êtes à l’aise.

3. N’essayez pas de prédire les mouvements du marché

Les achats et ventes répétés peuvent vous coûter cher. Des études menées par la société de recherche indépendante Morningstar montrent qu’en vendant et en achetant en fonction des mouvements du marché, un investisseur obtient de moins bons résultats que s’il avait acheté et conservé les mêmes placements1.

Si vous pouviez éviter les mauvais jours de bourse et investir durant les bons, ce serait merveilleux. Il est malheureusement impossible de prédire à tout coup la survenue de ces mauvais jours. Or, si vous manquez ne serait-ce que quelques-unes des meilleures séances, cela pourrait avoir un effet durable sur votre portefeuille.

Chart 2 : Croissance d’un placement de 10 000 $, acquis le 1er janvier 1980
Tenter de prédire les mouvements du marché peut coûter cher.

4. Investissez régulièrement, malgré la volatilité

Si vous investissez avec régularité au fil des mois, des années et des décennies, les replis de courte durée n’auront guère d’incidence sur votre rendement final. Plutôt que d’essayer d’acheter ou de vendre en fonction des conditions de marché, si vous adoptez une approche rigoureuse avec l’aide d’un conseiller pour investir à une fréquence hebdomadaire, mensuelle ou trimestrielle, vous pouvez éviter les dangers de l’anticipation des marchés.

Le fait de conserver vos placements en période de baisse ne garantit pas que vous aurez des gains ou que vous n’aurez jamais de pertes, mais quand les prix diminuent, cela peut vous profiter à long terme. Lorsque les marchés se replient, les prix des placements diminuent et les sommes allouées à l’achat régulier de placements vous permettent d’acheter un plus grand nombre de titres.

En fait, les périodes qui semblaient être les pires pour investir se sont avérées les plus fructueuses. La période de 5 ans la plus fructueuse sur le marché boursier américain a commencé en mai 1932, au cœur de la Grande Dépression. La deuxième période de 5 ans a commencé en juillet 1982, alors que l’économie connaissait une des pires récessions de l’après-guerre, marquée par des taux de chômage et d’intérêt à deux chiffres.

Chart 3 : Rendement subséquent sur 5 ans
Il s’est avéré payant d’avoir conservé ses actions américaines durant les épisodes de turbulences.

5. Saisissez les occasions

En période baissière, vous pouvez prendre plusieurs mesures, avec l’aide de votre conseiller, pour mieux positionner vos placements dans une optique à long terme. Par exemple, si vous souhaitez vendre certains placements, vous pourriez profiter d’un repli des marchés pour réaliser des pertes à des fins fiscales (en vendant à perte). Votre planification fiscale s’en trouverait bonifiée.

Enfin, si le mouvement de marché a modifié la répartition de vos catégories d’actifs (grandes capitalisations, petites capitalisations, titres étrangers et canadiens, actions, obligations et liquidités), il serait utile de procéder à un rééquilibrage avec l’aide de votre conseiller pour rétablir votre répartition cible. Cette démarche rigoureuse vous permettrait de profiter de la baisse des prix.

6. Déléguez la gestion de vos placements

Pour réduire le stress lié à la gestion des placements en période de volatilité, faites appel à votre conseiller pour établir une stratégie adaptée à votre tolérance au risque.

Conclusion

Au lieu de vous concentrer sur les turbulences, de vous demander s’il faut agir maintenant et d’essayer de prédire l’évolution du marché, il est préférable de consacrer vos efforts à l’élaboration et à la gestion d’un bon plan d’investissement, avec l’aide de votre conseiller. Un plan bien pensé vous permettra de survivre aux montagnes russes du marché et peut vous aider à réaliser vos objectifs financiers.

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